La mitzvah de prêter sans intérêt

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La Torah, au cœur de son message éthique et social, prescrit des principes qui cherchent à promouvoir la justice et l’équité, tout en protégeant les membres de la communauté. L’une des mitzvot les plus significatives dans ce sens est celle de prêter sans intérêt. Cette pratique vise à prévenir l’exploitation économique des personnes vulnérables et à encourager un tissu social fondé sur l’entraide. Dans cet article, nous explorerons les différentes dimensions de cette mitzvah et pourquoi elle est essentielle dans la tradition juive. 😊📚

Protéger l’emprunteur de l’exploitation

Protéger l’emprunteur de l’exploitation

Le prêt sans intérêt, ancré dans la Torah, a pour vocation première de protéger l’emprunteur de l’exploitation. Le verset du Deutéronome enseigne : « Tu ne prêteras pas à intérêt à ton frère » (Deutéronome 23:20). Dans un monde où l’argent peut être à la fois source de pouvoir et d’abus, ce commandement se dresse comme une protection contre les forces économiques déséquilibrées. En interdisant l’intérêt, la Torah encourage une société où les relations financières n’alimentent pas l’injustice mais favorisent l’assistance mutuelle entre les individus.

« Si tu prêtes de l’argent à l’un de mon peuple, à celui qui est pauvre auprès de toi, tu ne seras pas pour lui comme un créancier, tu n’exigeras de lui aucun intérêt. » Exode 22:24

prêter sans intérêt

Interdiction de Ribit entre Juifs

L’interdiction de la Ribit (intérêt) entre Juifs est une mise en pratique directe d’une vision économique basée sur la solidarité et le soutien. Le Talmud dans le traité Baba Metsia discute longuement des lois du prêt sans intérêt, soulignant que celui qui viole cette loi ne fait que transgresser un commandement divin, mais qu’il nuit aussi au tissu social global. « Celui qui prête à intérêt perd davantage qu’il ne gagne », enseigne le Talmud, soulignant les répercussions à la fois matérielles et spirituelles d’une telle pratique.

« L’usure est une peste qui détruit l’humanité, car elle fait disparaître l’entraide. » Baba Metsia 75a

La charité par le crédit éthique

La charité par le crédit éthique

L’acte de prêter sans intérêt n’est pas seulement une obligation légale, mais il s’élève également au rang de tsédaka (charité). En prêtant de manière éthique, on contribue à l’élévation spirituelle et matérielle du bénéficiaire, transformant un acte financier en une véritable œuvre de bienfaisance. La Hassidout met un accent particulier sur cette forme de charité, considérant que chaque acte de bonté perpétue la volonté divine sur terre.

« Prêter sans intérêt est un bienfait qui rapproche l’homme de son Créateur. » Likouté Moharan

Conclusion

Le commandement de prêter sans intérêt nous rappelle la nécessité de construire des relations économiques fondées sur la bienveillance et l’entraide plutôt que sur l’exploitation. Le respect de cette mitzvah participe à la consolidation d’une société où l’empathie et le respect mutuel sont valorisés. En méditant sur l’importance du prêt sans intérêt, nous nous engageons dans une démarche de respect des préceptes divins tout en renforçant les liens fraternels. Il s’agit d’un témoignage vivant de l’éthique juive en action. Les implications de cette mitzvah vont au-delà de la simple transaction et touchent profondément notre spiritualité. 🌟📈


Résumé — Par le prêt sans intérêt, la Torah nous invite à une solidarité économique authentique. Cette pratique consolide les liens sociaux et renforce notre engagement vis-à-vis des valeurs de la tradition juive. ⚡

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