Dans le Judaïsme, la solidarité avec ceux qui souffrent est un acte sacré et profondément ancré dans la tradition. Cet engagement envers autrui, aussi bien matériel qu’émotionnel, est considéré comme une expression ultime de la Gemilout ‘Hassadim, la bienfaisance. 🕯️ Quand un membre de la communauté est confronté à des épreuves, les principes de Bikour holim (visite des malades) et de Nihoum Avelim (consoler les endeuillés) s’imposent comme des missions cruciales pour offrir du réconfort à bon escient. L’accompagnement dans la souffrance n’est pas qu’un simple acte humanitaire ; il s’inscrit dans la voie de la Halakha, enrichissant celui qui donne autant que celui qui reçoit. 💡 C’est aussi un temps pour renforcer notre propre foi et comprendre que chaque acte de compassion rapproche de la Présence divine. 📖

Visite des malades (Bikour holim)
La Bikur Cholim, ou visite des malades, est une mitzvah fondamentale qui permet d’utiliser la proximité physique et l’écoute active pour alléger la souffrance des patients. Selon le Talmud, « Celui qui rend visite à un malade emporte avec lui un soixantième de sa maladie » (Nedarim 39b). Cette pratique montre que la simple présence peut avoir un impact significatif sur le moral et, par conséquent, sur la guérison de la personne malade. Le geste de visiter ne se limite pas aux amis intimes ; il doit s’étendre à quiconque est dans le besoin.
Il est dit dans la Torah : « Vous devez aimer votre prochain comme vous-même »Vayikra 19:18, soulignant l’importance de cet acte de solidarité.

Consoler les endeuillés (Nihoum Avelim)
Le Nihoum Avelim incarne une autre facette de cette solidarité, où l’on cherche à consoler ceux qui pleurent la perte d’un être cher. Assister à une maison de deuil, écouter sans interrompre et offrir un soutien silencieux lorsque les mots nous manquent permet aux endeuillés de se sentir entourés durant cette période difficile. Le Talmud de Makkot 24b souligne que consoler les endeuillés est un moyen par lequel nous imitons la bonté divine, car « De même que Lui console les endeuillés, nous aussi devons consoler les endeuillés ».
Le Talmud dit, « Les larmes des justes ne sont jamais en vain, car elles plantent les graines de la consolation divine »Makkot 24b.

Soutien émotionnel en période de crise
Durant une crise, le soutien émotionnel devient critique. La Torah enseigne que « Hachem est proche des cœurs brisés » (Téhilim 34:19), et il nous incombe d’être des vecteurs de cette proximité divine en offrant aide et écoute. Adapter notre écoute, éviter de minimiser les souffrances, et créer un espace sécurisé où l’on peut exprimer ses émotions, tout cela constitue une partie intégrante de notre devoir. Des gestes simples, comme partager des prières pour ceux en difficulté, peuvent renforcer l’espoir et la résilience face à l’adversité.
L’écoute attentive ouvre le cœur aux possibilités infinies de la guérison spirituelle et émotionnellehassidout.
Conclusion
La solidarité dans la souffrance est une démonstration tangible de notre humanité partagée. Les actes de Bikour holim et de Nihoum Avelim sont plus qu’une simple tradition; ils forgent l’identité de la communauté en instaurant une culture d’amour et d’empathie. 🧡 À travers chaque visite et chaque geste de soutien, nous devenons des messagers de paix et de réconfort dans ce monde en quête de compassion.
Résumé — La solidarité envers ceux qui souffrent s’avère essentielle pour renforcer les liens communautaires selon les enseignements de la Torah. Les pratiques traditionnelles révèlent notre responsabilité partagée et enrichissent à la fois ceux qui donnent et ceux qui reçoivent.
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