L’accueil de l’étranger, dans le judaïsme, revêt une importance capitale et se révèle à travers une multitude de préceptes et d’enseignements. Ce thème, bien que d’une époque lointaine, demeure des plus contemporains, car il nous rappelle sans cesse notre propre statut de visiteurs temporaires dans le monde. En ce sens, ouvrir son cœur à l’autre, quel que soit son parcours, devient un acte de foi et de humanité. Les textes sacrés, notamment ceux de la Torah, posent des exigences précises et profondes en matière d’accueil et de respect envers l’étranger. ☑️ Cette sollicitude envers le guer (étranger) invite à une réflexion sur l’universalité de la condition humaine. Découvrons ensemble comment notre tradition aborde cette responsabilité collective et individuelle.

Tu aimeras l’étranger (Deutéronome 10:19)
L’un des commandements les plus fondamentaux relatifs à l’accueil de l’étranger se trouve dans le verset de Deutéronome 10:19 : « Vous aimerez l’étranger ». Ce commandement rappelle non seulement la nécessité de tendre la main à ceux qui vivent parmi nous mais également de les intégrer pleinement à notre communauté. La Torah insiste sur cet engagement moral en rappelant notre propre condition passée d’étrangers en Égypte.
« Vous aimerez donc l’étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. » Deutéronome 10:19
Cet appel à l’amour de l’autre parle à notre humanité et nous incite à agir avec compassion et justice envers tous.

Interdiction de le léser (Exode 22:20)
La Torah ne se contente pas uniquement d’un simple élan d’amour envers l’étranger, elle impose également des interdictions strictes pour le protéger. Dans Exode 22:20, il est spécifiquement interdit de léser l’étranger par des actes ou des paroles. « Tu ne vexeras point l’étranger et tu ne l’opprimeras point. » Cet avertissement nous rappelle que les étrangers peuvent être vulnérables à l’exploitation et à l’injustice.
« Il est dit : Tu ne vexeras point l’étranger et tu ne l’opprimeras pas, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. » Exode 22:20
Ainsi, notre responsabilité s’étend à la protection des droits et de la dignité de ceux qui se trouvent dans nos communautés.

Le converti dans la société juive
Dans le judaïsme, le statut de converti est unique et lui confère une place à part entière au sein de la communauté. Le processus de conversion n’est pas seulement une adhésion à des lois et pratiques, mais un engagement à embrasser une identité collective. Les sages du Talmud soulignent souvent l’importance de respecter et d’honorer les convertis, qui, de par leur choix, embrassent une vie de mitsvot.
« Le converti est comme un enfant nouvellement né. » Yevamot 48b
Cette perspective souligne combien la Torah valorise l’engagement personnel et le choix volontaire de suivre une voie divine. Ainsi, l’accueil du converti est une prolongation de cette même ouverture que nous devons à tout guer, rappelant le devoir de créer un environnement où chacun se sent accepté et valorisé.
Conclusion
L’accueil de l’étranger, tel qu’enseigné par la Torah, représente un engagement profond envers la justice et la compassion. En aimant et en respectant l’autre, nous renforçons notre propre humanité et perpétuons l’éthique juive de solidarité et d’empathie. Cette démarche demande une ouverture d’esprit constante et une volonté de défendre les plus vulnérables. Les enseignements divins nous guident vers une société harmonieuse où chaque individu trouve sa place, libre de persécutions et de préjugés. 💡 Aimer l’étranger, c’est aussi accepter notre propre altérité. Un engagement qui, s’il est nourri correctement, devient un pilier de notre existence collective et individuelle.
Résumé — La Torah nous enseigne à accueillir l’étranger avec amour et respect, tout en interdisant de le léser. Ainsi, la présence des convertis enrichit notre communauté par leur engagement et leur foi renouvelée.
Merci de votre lecture. Retrouvez d’autres éclairages sur notre site.
🏠 Accueil