🕊️ Le traitement des pauvres est un sujet central dans la Torah, révélant la profondeur de la justice sociale que véhicule les Écritures. Les lois relatives au soutien des plus démunis montrent une approche à la fois pratique et empreinte de compassion. Les dispositions telles que le droit de glaner, les prêts sans intérêt, et les années de rémission illustrent un système où l’intégrité et l’altruisme se rejoignent. Ainsi, à travers ces prescriptions, la Torah insiste sur la dignité humaine et la responsabilité collective envers chaque individu. En explorant ces concepts, nous découvrons comment ils continuent d’inspirer éthique et solidarité dans la société contemporaine.

Le droit de glaner (Leket, Shikcha, Pe’ah)
Dans la Torah, les lois concernant le glanage, Leket, Shikcha, et Pe’ah, témoignent de l’engagement profond pour la justice sociale. Ces pratiques permettent aux pauvres de recueillir des épis laissés involontairement dans les champs, de recueillir ce qui a été oublié lors de la récolte, et de bénéficier des coins du champ qui doivent être laissés pour eux. Rappelées dans Vayikra (Lévitique) 19:9-10, ces lois instaurent un partage équitable des ressources : « Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu ne moissonneras pas complètement les coins de ton champ, et les épis abandonnés de ta moisson, tu ne les recueilleras pas. »
« Tu laisseras délibérément ces épis pour le pauvre et l’émigré. »
Vayikra 19:10
Ainsi, ces préceptes s’inscrivent dans un modèle où la charité et l’équité sociétales se renforcent mutuellement.

Le prêt sans intérêt (Halva’a)
La Torah établit également des lois rigoureuses contre le prêt à intérêt, afin de prévenir l’exploitation des personnes en difficulté. Cette interdiction, appelée Halva’a, vise à encourager le soutien mutuel sans recherche de profit. Dans le Sefer Shemot (Exode) 22:24, il est stipulé : « Si tu prêtes de l’argent à mon peuple, au pauvre qui est avec toi, tu ne seras pas pour lui comme un créancier, vous ne lui imposerez pas d’intérêt. »
« Celui qui prête à intérêt agit contre la volonté de D.ieu et méprise l’exode d’Égypte. »
Bava Metzia 71a
Cette loi s’accompagne d’une forte dimension éthique, incitant à la solidarité et au soutien désintéressé.

L’année de la Chemita et la remise des dettes
L’année de la Chemita, marquée tous les sept ans, réalise une vision de rémission économique et écologique précisée dans la Torah. Elle rappelle que la terre appartient à D.ieu et promet un renouveau social par la remise des dettes. Comme détaillé dans le Devarim (Deutéronome) 15:1-2, « Au terme de sept années, tu pratiqueras l’année de la remise. Et voici le mode de cette remise : tout créancier renoncera au droit qu’il possédait sur ce qu’il avait prêté. »
« La Chemita symbolise l’abandon de l’emprise terrestre pour embrasser la divine providence. »
Likoutey Moharan
À travers ces cycles, la Torah engage la société à reconnaître l’importance de la justice divine dans les relations économiques et sociales.
Conclusion
L’approche de la Torah envers les pauvres révèle une stratégie pleine de compassion et d’intention divine pour garantir équité et respect dans la société. Chaque loi adoptée, qu’il s’agisse de la récolte partagée, des prêts sans intérêts ou de la Chemita, est imprégnée d’une sagesse qui outrepasse les minces calculs économiques pour préserver la dignité humaine. Ces précieuses leçons sont un témoignage intemporel de la moralité et de la justice au cœur du Judaïsme. 🌱 Elles restent aujourd’hui un guide éthique incontournable pour inspirer des actions sociales justes et équitables.
Résumé — La Torah enseigne trois principaux principes de protection des pauvres : la justice dans le partage des ressources agricoles, les prêts sans intérêts en signe de liberté, et le pardon des dettes lors de la Chemita. Ces pratiques demeurent des modèles puissants d’équité économique. 🕊️
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