L’interdiction de la calomnie (Lachon Hara)

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La calomnie, ou lachon hara, est une faute que la Torah prend très au sérieux, dénonçant non seulement celui qui la prononce mais aussi celui qui l’écoute. Pour comprendre l’impact dévastateur de cette pratique, il est essentiel de revenir aux textes qui abordent ce sujet avec rigueur. De nombreux ouvrages, notamment ceux du Hafetz ‘Haïm, détaillent comment cette parole peut causer des dommages irréversibles. La tradition juive met un point d’honneur à cultiver un langage de paix, scrutant les intentions derrière chaque mot prononcé. Découvrons ensemble pourquoi et comment ces lois nous guident vers un meilleur usage de la parole. 🗣️✨

lachon hara

Définitions et exemples (Hafetz ‘Haïm)

Selon le Hafetz ‘Haïm, l’interdiction du lachon hara se base sur l’impérative de ne pas faire de faux témoignages et de respecter autrui. C’est un devoir qui va au-delà du simple fait de mentir; il inclut toute parole qui pourrait provoquer un tort. Par exemple, dire d’une personne qu’elle n’a pas contribué équitablement à un projet peut sembler anodin mais peut ruiner sa réputation. Le Talmud, dans le traité Bava Batra, précise que les mots ont un poids très concret et que leur mauvaise utilisation peut causer un préjudice.

« Ne va pas colportant le mal parmi ton peuple. » Lévitique 19:16

Cas permis (To’elet – utilité)

Cas permis (To’elet – utilité)

Il existe cependant des situations où parler de quelqu’un en son absence est permis, voire nécessaire. C’est ce que l’on appelle to’elet, l’utilité. Si l’intention est pure et les conséquences bénéfiques, alors partager une information peut prévenir un danger ou corriger une injustice. Cependant, cette pratique est strictement encadrée. Le Talmud, dans Arachin 15b, explique que cela ne doit être fait que si aucune autre solution n’est envisageable.

« Quiconque parle pour une nécessité, sa parole est sous l’égide de la loi. » Arachin 15b

Conséquences sociales et spirituelles

Conséquences sociales et spirituelles

Les conséquences du lachon hara ne sont pas seulement individuelles mais affectent la société dans son ensemble. Spirituellement, celui qui s’adonne à cette pratique s’écarte de Dieu et des valeurs de justice et de paix. Socialement, la parole malveillante divise, sème la méfiance et désunit les communautés. Comme le souligne le Zohar, la force de la parole peut construire ou détruire, reliant ces dernières à des énergies spirituelles puissantes.

« Les paroles de l’homme sont le souffle de son âme. » Zohar

Conclusion

La gestion de la parole est un aspect crucial de la vie juive, fortement ancré dans la loi et la mystique. Le lachon hara, en tant qu’instrument de nuisance, souligne l’importance de la conscience dans chaque mot prononcé. Afin de maintenir des relations saines et une société harmonieuse, il est crucial d’apprendre à contrôler cette puissante faculté humaine. En renforçant notre sens des responsabilités, nous pouvons non seulement améliorer nos interactions quotidiennes mais également nous rapprocher de plus en plus de l’idéal divin de justice et d’amour. 🕊️


Résumé — Le lachon hara est une interdiction qui protège non seulement l’intégrité personnelle mais aussi le tissu social. Apprendre à modérer ses paroles est une clé vers une vie plus juste. 🌱

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